Accueil et formation des nouveaux personnels dans un service

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Accueil et formation des nouveaux personnels dans un service

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Le cadre formule les demandes qualitatives et quantitatives en personnel, en espérant qu’il y sera fait droit dans un délai raisonnable. Il ne maîtrise pas les affectations et doit veiller à ce que tout nouvel entrant soit correctement accueilli. Comme il n’est jamais certain d’être présent dans le service le jour où se présentera le nouvel arrivant, il doit élaborer une procédure d’accueil.

Auteur : Germain DECROIX, Juriste, le Sou Médical / MAJ : 21/09/2018

Plusieurs situations peuvent se présenter, et le nouvel arrivant doit dans chacune d’elles être reçu dans des conditions ne compromettant ni sa propre sécurité, ni celle des patients qu’il aura en charge. Il peut s’agir :

- d’un personnel nouveau dans l’établissement (qui peut, de surcroît être un nouveau diplômé), qui sera affecté directement dans le service en question ;
- d’une personne mutée dans le service, mais exerçant auparavant dans l’établissement ;
- d’un intérimaire, attendu avec impatience pour parer à une situation difficile, et qui devra travailler presque immédiatement ;
- d’un étudiant venant faire un stage dans le cadre de sa formation.

Dans toutes ces situations, le nouvel arrivant doit disposer le plus rapidement possible de certaines informations indispensables, qui pourraient être regroupées dans un welcome pack, comme cela se pratique dans beaucoup d’entreprises. Elles peuvent être communiquées par la direction des ressources humaines de l’établissement ou par le cadre du service, selon l’organisation mise en place. La concomitance entre l’arrivée du nouvel entrant et la transmission de ces éléments, indispensable à la prise de poste, est primordiale.

Parmi eux, on doit au moins trouver :

- le règlement intérieur de l’établissement et celui du service, s’il en existe un ;
- l’organigramme et le planning du service ;
- les protocoles de soins ou, au minimum, l’indication de l’endroit où ils se trouvent ;
- les protocoles d’urgence, ainsi que la localisation du matériel et des produits auxquels il est fait référence ;
- les numéros d’appel en cas d’urgence médicale ou d’acte de violence d’un patient ou d’un accompagnant ;
- les règles de bon usage de l’outil informatique.

La quantité d’informations à communiquer dépendra évidemment de l’arrivant, selon qu’il connaît bien le service ou qu’il s’agit d’un jeune diplômé n’ayant jamais exercé en autonomie et n’ayant fait aucun stage dans l’établissement. Mais un « socle » minimum peut être prévu pour tout le monde.
S’il se produisait un accident suite à l’arrivée dans le service d’une personne qui ne disposait pas des éléments nécessaires pour faire face à la situation qui s’est présentée à elle, la responsabilité du cadre pourrait être engagée pour défaut d’organisation. Ce peut être le cas d’un intérimaire, à peine accueilli à son arrivée et qui, seul dans le service, est confronté à une urgence vitale, alors qu’il ne sait ni qui appeler ni où trouver les protocoles à mettre en œuvre dans l’attente de l’arrivée des secours ; ce peut être aussi un jeune diplômé, non reçu en entretien le jour de son arrivée, et auquel il est rapidement demandé de pratiquer des gestes qu’il ne maîtrise pas, et qui n’osera pas avouer son manque d’expérience, au risque de mettre son patient en danger et d’engager sa responsabilité professionnelle et celle de son cadre.
Profiter de l’arrivée de nouveaux personnels pour analyser avec eux leurs besoins d’information, et en faire ensuite bénéficier les suivants, semble bien la meilleure méthode à suivre.


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