Actualité santé - 10 décembre 2018

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Actualité santé - 10 décembre 2018

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  • Bloc opératoire

Retrouvez notre veille d'actualité du monde de la santé : les risques de l'électrochirurgie, le principe "No Go au bloc opératoire", la déclaration des EIGS, la prescription des préservatifs masculins par les sages-femmes...

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Auteur : Sophie Lorieau, Juriste / MAJ : 11/12/2018

Les risques associés à l’utilisation du bistouri électrique au bloc opératoire

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie des fiches points clés, d’évaluation et d’action sur les risques liés à l’utilisation du bistouri électrique monopolaire et bipolaire au bloc opératoire et dans les sites interventionnels. Il s’agit de prévenir la survenue d’incidents ou d’accidents préopératoires, d’atténuer, voire d’annuler leurs conséquences. Ces instruments, sources de chaleur occasionnent des brûlures cutanées, des lésions viscérales (brûlures, plaies), des interférences avec d’autres dispositifs médicaux, des incendies ou des départs de feu et même des réinterventions lorsque les lésions se manifestent tardivement, comme l’indique la HAS.
Tous ces documents, qui complètent les règles édictées par les fabricants, s’adressent aux équipes interventionnelles : chirurgiens, praticiens, IBODE, IADE, infirmiers circulants et instrumentistes, gestionnaires de bloc, infirmiers d’endoscopie, mais également au personne biomédical et de stérilisation. De manière générale, la HAS indique qu’une bonne connaissance du matériel de plus en plus sophistiqué et une bonne application des règles d’utilisation permettent de garantir la sécurité des patients opérés.

Le « No Go au bloc opératoire » ou l’arrêt imprévu de l’acte chirurgical

Dans la continuité de la check-list « Sécurité du patient au bloc opératoire », la HAS propose des actions concrètes (barrières de sécurité) aux professionnels concernés pour prévenir, récupérer et atténuer les événements indésirables lorsque le patient est au bloc opératoire. Le principe du « No go » consiste à stopper la procédure chirurgicale entre le moment où le patient est entré en salle d’opération et l’incision cutanée dans l’intérêt du patient. Tous les éléments indispensables au bon déroulement de l’anesthésie ou de l’intervention ne sont pas réunis pour poursuivre.
La HAS propose donc un bilan de vérifications préopératoires de tous les éléments devant concourir au bon déroulement de l’acte chirurgical afin de réduire les décisions de « No go » liées à une mauvaise organisation.

EIGS - dispositif de déclarations individuelles

A travers ce premier rapport annuel sur les événements indésirables transmis par les professionnels et les organismes médico-sociaux, la HAS tente d’encourager les soignants, où qu’ils exercent, à déclarer systématiquement les EIGS. Il s’agit de privilégier une « culture non punitive de l’erreur » en cas d’incident ou d’accident au profit d’une analyse des causes afin de mettre en œuvre des plans d’actions correctrices et d’agir efficacement sur les risques.

Sur les 288 déclarations transmises par les ARS à la HAS, provenant principalement des établissements de santé, six risques ont été mis en évidence : les erreurs médicamenteuses, le geste opératoire ou technique, les suicides, les défaillances de diagnostic, les chutes et les départs de feu liés à l’utilisation du bistouri électrique au bloc opératoire. De plus, la HAS relève que l’information délivrée aux patients et à leurs proches concernant la survenue d’EIGS, constitue un axe d’amélioration significatif.

Prescription de préservatifs masculins par les sages-femmes

Jusqu’à maintenant réservés aux médecins, les sages-femmes sont autorisées à prescrire des préservatifs masculins, comme l’indique l’arrêté du 21 novembre 2018. Le Journal officiel du même jour a également publié un arrêté inscrivant les préservatifs masculins lubrifiés Eden* et Eden* XL (Majorelle) sur liste des produits et prestations remboursables (LPPR).

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