Actualité santé - 20 février 2019

MACSF Exercice Professionnel
Notre expertise sur la responsabilité médicale
       et votre exercice professionnel

Actualité santé - 20 février 2019

  • Réduire le texte de la page
  • Agrandir le texte de la page
  • Facebook
  • Twitter
  • Messages0
  • Imprimer la page

Retrouvez notre veille d'actualité du monde de la santé : santé visuelle des personnes âgées, participation des IDEL au Grand Débat National, risques de méningiomes chez des patientes sous Lutéran et Lutényl, surveillance d’un don de sang par un IDE en l’absence du médecin...

  • Médecin généraliste et urgentiste
  • Etablissement de santé
  • Infirmier
  • Autres paramédicaux
  • Médecin spécialiste
Auteur : Sophie Lorieau, Juriste / MAJ : 20/02/2019

Amélioration de la santé visuelle des personnes âgées

Publiée au Journal officiel du 6 février, la loi du 5 février 2019 tente de pallier les difficultés de réaliser un examen ophtalmologique en EHPAD et d’accompagner les personnes âgées en perte d’autonomie vers des lieux de consultation ou de soins.

A titre expérimental, le directeur de l’ARS pourra désormais autoriser les opticiens-lunettiers à se rendre en EHPAD pour y réaliser des examens de la réfraction et adapter, dans le cadre d’un renouvellement de délivrance, les prescriptions médicales initiales de verres correcteurs en cours de validité et les corrections optiques des prescriptions médicales initiales de lentilles de contact.

Pour cela, il ne faudra pas que le médecin s’y oppose.

L’opticien-lunettier informera la personne appareillée que l’examen de la réfraction pratiqué en vue de l’adaptation ne constitue pas un examen médical.

Participation des IDEL au grand débat national 2019

Dans le cadre du grand débat national qui se terminera le 15 mars prochain, la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) invite les infirmiers libéraux à y participer grâce à une plateforme dédiée : https://granddebatdesidel.fr.

Quatre grands thèmes nationaux sont proposés :

  • l’écologie,
  • la fiscalité et les dépenses publiques,
  • la démocratie et la citoyenneté
  • l’organisation de l’Etat et des services publics,
  • mais également un espace d’expression libre sur des thèmes plus en lien avec l’activité de la profession.

L’analyse des réponses permettra de produire une synthèse qui sera transmise à l’occasion du grand débat.

Risques de méningiomes chez des patientes sous Lutéran et Lutényl

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) indique que les progestatifs Lutéran (acétate de chlormadinone) et Lutényl (acétate de nomégestrol) et leurs génériques pourraient augmenter le risque de tumeurs cérébrales.

Ces deux médicaments sont généralement utilisés dans la prise en charge de la ménopause, des troubles menstruels et de l’endométriose.

L’Agence précise que les données de pharmacovigilance ne permettent pas, pour l’instant, de conclure à un sur-risque de développer un méningiome mais va mener une étude épidémiologique dans les prochains mois.

Dans l’attente des résultats de cette étude, elle a adressé une lettre de recommandations aux professionnels de santé en précisant que « l’utilisation d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol est contre-indiquée en cas d’existence ou d’antécédent de méningiome ».

Par ailleurs, « si un méningiome est diagnostiqué chez une patiente traitée par de l’acétate de chlormadinone ou de l’acétate de nomégestrol, le traitement devra être arrêté immédiatement et définitivement, et la conduite à tenir devra être discutée avec un neurochirurgien ».

De plus, en cas de prescription d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol, les professionnels de santé devront :

  • informer les patientes de l’existence du risque de méningiome,
  • (ré)-évaluer la balance bénéfice/risque pour chaque patiente, en tenant compte du risque de méningiome,
  • vérifier auprès des patientes l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome en évolution connu,
  • prescrire dans le respect des indications autorisées par l’AMM,
  • prescrire aux doses les plus faibles possibles et sur une durée la plus courte possible.

Surveillance d’un don de sang par un IDE en l’absence du médecin

Le décret du 15 février 2019 relatif à l’organisation de la collecte de sang total en l’absence physique du médecin prévoit les conditions dans lesquelles les infirmiers diplômés d’Etat peuvent assurer cette surveillance et le bon déroulement du prélèvement et de l’entretien préalable à une collecte de dons de sang total (article R. 1222-17 du Code de la santé publique).

Pour cela, ils doivent justifier de l’équivalant de deux ans d’expérience dans l’activité de collecte, d’encadrement ou de coordination des soins et qu’ils aient suivi une formation spécifique relative à la surveillance du déroulement du prélèvement.

De plus, en l’absence de médecin sur le site, ils doivent pouvoir bénéficier d’un moyen de communication pour joindre à tout moment un médecin titulaire d’un des diplômes mentionnés dans le décret.

0 Commentaire

Publier un commentaire