Actualité santé - 21 mai 2019

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Retrouvez notre veille d'actualité du monde de la santé : Test de toxicité avant chimiothérapie, traitements médicamenteux en cancérologie, vaccination contre la grippe par les pharmaciens...

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Auteur : Sophie LORIEAU, Juriste / MAJ : 21/05/2019

Test de toxicité obligatoire avant chimiothérapie 5-FU

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a annoncé que la recherche systématique d’un déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), avant la mise en route d’une chimiothérapie à base de 5-FU, sera désormais obligatoire. Ces médicaments très puissants qui empêchent la synthèse d’ADN dans les cellules cancéreuses, peuvent être très toxiques, voire mortels, si le patient n’a pas la capacité de les éliminer. Le médecin prescripteur devra mentionner « Résultats uracilémie pris en compte » sur son ordonnance, et le pharmacien qui délivre le produit devra s’assurer de la présence de cette mention avant toute dispensation.

Vaccinations contre la grippe par les pharmaciens

Après la publication d’un décret et trois arrêtés le 23 avril 2019, l’Ordre national des pharmaciens présente les étapes et les conditions techniques à respecter pour les praticiens qui souhaitent vacciner à l’officine. L’activité de vaccination est soumise à déclaration par le pharmacien titulaire à l’ARS.

L’Ordre met l’accent sur la formation, considérée comme une action de développement professionnel continu (DPC), conforme aux objectifs pédagogiques des textes. Celle-ci se décline en deux volets de trois heures chacun : théorique (possiblement en e-learning) et pratique pour l’apprentissage de l’acte vaccinal, en présentiel. Les pharmaciens qui ont déjà effectué une formation à la vaccination sur la base des objectifs pédagogiques de l’expérimentation en sont exonérés. Il en va de même pour les pharmaciens ayant suivi un enseignement relatif à la vaccination en formation initiale.

Conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie

Afin d’accompagner les professionnels et les patients dans la conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie en tenant compte de chaque parcours de soins, la Haute Autorité de Santé (HAS) a enrichi son guide intitulé « Mettre en œuvre la conciliation des traitements médicamenteux en établissement de santé", en le complétant par le guide intitulé "la conciliation des traitements médicamenteux en cancérologie". Celui-ci propose des mises en situation décrivant des modes opératoires de conciliation de traitements autour de quatre axes : recueil des informations, synthèse des informations, validation du bilan médicamenteux et partage et exploitation de ce bilan.

Surveillance médicale des apprentis par des médecins de ville

Les apprentis doivent passer une visite d’information et de prévention (VIP) au plus tard dans les deux mois qui suivent leur embauche ou avant leur affectation s’ils sont mineurs. Cette visite est normalement assurée par un médecin du travail ou un professionnel de santé au travail. Désormais, cette visite peut être effectuée par un médecin exerçant en secteur ambulatoire.

A titre expérimental, pour les contrats conclus entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021, la loi « Avenir professionnel » laisse la possibilité de passer cette visite auprès d’un médecin de ville si le SST n’a pas pu donner de rendez-vous dans un délai de deux mois. Cette dérogation ne concerne pas les apprentis soumis à un suivi individuel renforcé et ceux relevant du secteur de l'enseignement agricole.

Le médecin doit remettre à l’apprenti une attestation de suivi dont le modèle vient d'être publié par arrêté au Journal officiel du 2 mai 2019. Il en transmet une copie à l’employeur de l’apprenti ainsi qu’au service de santé au travail concerné, afin que ce dernier assure le suivi périodique de l’état de santé de l’apprenti.


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