Actualité santé - 28 août 2018

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Retrouvez notre veille d'actualité du monde de la santé : recommandations de la HAS sur la nutrition parentérale en néonatologie, vaccination antigrippale, rapport HAS sur les EIG au SAMU-SMUR...

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Auteur : Sophie LORIEAU, Juriste / MAJ : 28/08/2018

Nutrition parentérale en néonatologie - recommandations de la HAS

A la demande de la DGOS et la DGS, la Haute autorité de santé (HAS) a mis en ligne des recommandations de bonne pratique concernant la nutrition parentérale en néonatologie. Elle indique que les risques de cette activité sont liés à une problématique médicale (besoins nutritionnels du patient) et à une problématique pharmaceutique (différents types de mélanges ; contraintes organisationnelles).

La nutrition parentérale concerne les nouveau-nés d’âge gestationnel inférieur à 32 SA, de poids de naissance inférieur à 1 500 g, de prématurés avec un petit poids pour l’âge gestationnel ou ayant eu une restriction de croissance intra-utérine sévère et/ou nés à terme mais présentant une pathologie médicale grave ou une pathologie digestive chirurgicale contre-indiquant une nutrition entérale immédiate.

Destinés aux professionnels de santé en réanimation ou soins intensifs néonatals ainsi qu’aux pharmaciens hospitaliers, ces recommandations précisent les indications et la durée de la nutrition parentérale, les différentes modalités de nutrition et la stratégie de choix entre ces modalités. Enfin, elle rappelle les aspects pratiques permettant d’augmenter la sécurité de la nutrition.

A lire aussi :

Enquête nationale périnatale - Rapport 2016

SAMU-SMUR - rapport HAS sur les EIG

Dans un rapport publié en juin 2018 sur les événements indésirables graves associés à des soins (EIGS) dans les services d’aide médicale urgente (SAMU) et les structures mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR), la Haute Autorité de Santé (HAS) constate une sous-déclaration importante et une qualité d’analyse des EIGS à améliorer dans les déclarations.

Parmi les causes immédiates des EIGS, la HAS relève une sous-estimation de l’urgence par l’Assistant de Régulation Médicale (ARM) lors de la prise d’appel, une sous-estimation de l’urgence par le médecin lors de l’interrogatoire, une sous-estimation de l’urgence par construction collective d’une image rassurante, une erreur de diagnostic en cours d’intervention et une défaillance de matériel. A l’issue de ces constats, il met en évidence quatre axes d’amélioration en lien avec des situations à risque pré-identifiées : développement de l’apprentissage à partir des événements indésirables au niveau local et au niveau national ; améliorer le fonctionnement en équipe (types de programmes).

A lire aussi :

Assistants de Régulation Médicale (ARM) au SAMU Centre 15 : un référentiel désormais disponible

Vaccination antigrippale - extension des compétences

Le collège de la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des recommandations en matière de vaccination contre la grippe saisonnière pour harmoniser les compétences des différents professionnels de santé concernés. Il préconise que la vaccination puisse être proposée et réalisée par des sages-femmes, des infirmiers et par les pharmaciens participant à l'expérimentation, sans prescription d'un médecin. Tous les individus de plus de 18 ans dès lors qu'ils sont éligibles aux recommandations vaccinales sont concernés.

De plus, la HAS souhaite multiplier les accès possibles à la vaccination, au sein des cabinets médicaux, des services hospitaliers et établissements médico-sociaux et diffuser des documents d’information pour permettre notamment de lever les freins et les facteurs de non-adhésion.

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Qui peut vacciner, à quelles conditions et avec quelle responsabilité ?

Pharmacies à usage intérieur (PUI) - déploiement du dispositif « sérialisation »

La Direction générale de la santé (DGS) et la direction générale de l’offre de soins (DGOS) ont mis en ligne un guide méthodologique pour permettre aux pharmacies à usage intérieur (PUI) de mettre en place un dispositif de sérialisation du médicament dans les établissements de santé, prévu par la directive européenne sur les médicaments falsifiés. La sérialisation est un système de vérification de l'authenticité d'un médicament entre sa mise en distribution et sa délivrance à un patient. Le dispositif consiste à apposer un identifiant unique sur chaque boîte de médicament. Ce code est répertorié dans une base de données centrale.

Le guide détaille les étapes du déploiement de la sérialisation, de l’analyse des organisations existantes (approvisionnement, flux de médicaments, outils informatiques de gestion des médicaments) jusqu’à la formation des personnels concernés. Il est à souligner que la mise en œuvre de cette démarche implique des adaptations techniques, notamment des outils informatiques voire organisationnels, qu’il convient de mettre en place avant la date butoir du 9 février 2019.


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