Guide HAS : mettre en oeuvre la conciliation des traitements médicamenteux

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Guide HAS : mettre en oeuvre la conciliation des traitements médicamenteux en établissements de santé

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  • Distribution de médicaments

En décembre 2016, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un guide destiné à prévenir, identifier et bloquer les erreurs médicamenteuses au sein des établissements. Ce guide vise à sensibiliser et accompagner les professionnels de santé dans la conciliation des traitements.

Nous vous en présentons les grandes lignes.

  • Médecin généraliste et urgentiste
  • Etablissement de santé
  • Médecin spécialiste
Auteur : Stéphanie TAMBURINI, Juriste / MAJ : 22/03/2017

Un guide pour qui ?

La cible visée par le guide est principalement celle des établissements de santé et des professionnels qui y exercent, mais il concerne également les professionnels de ville (médecins, pharmaciens, infirmiers).

Le guide n’est pas « opposable » en tant que tel. Les établissements doivent se l’approprier.

Un guide pour quoi ?

Les objectifs poursuivis sont multiples :

  • faire diminuer les erreurs médicamenteuses ;
  • diminuer le recours à l’hospitalisation ;
  • assurer la continuité médicamenteuse ;
  • renforcer le bon usage des médicaments.

Qu’est ce que la conciliation des traitements médicamenteux ?

Le guide rappelle la définition mise au point par la HAS dès mars 2015. C’est un « processus formalisé qui prend en compte, lors d’une nouvelle prescription, tous les médicaments pris et à prendre par le patient. Elle associe le patient et repose sur le partage d’informations et sur une coordination pluri professionnelle. Elle prévient ou corrige les erreurs médicamenteuses en favorisant la transmission d’informations complètes et exactes sur les médicaments du patient, entre professionnels de santé, aux points de transition que sont l’admission, la sortie et les transferts ».

Recueillir des informations… mais lesquelles ?

La conciliation passe par l’information la plus complète possible sur les traitements du patient.

Le guide envisage 4 étapes :

  • Le recueil : il ne s’agit pas de retranscrire les prescriptions mais de collecter les informations via des entretiens avec le patient, le DMP, les ordonnances habituelles, les lettres de liaison, etc. La fiche de recueil permet de servir de preuve de ce que la collecte d’informations a bien été faite.
  • La synthèse : un bilan médicamenteux, consistant en une liste exhaustive, est établi par le pharmacien (de préférence, mais tout professionnel de santé peut le réaliser), sous forme de fichier électronique.
  • La validation, par le biais d’une fiche de conciliation.
  • Le partage de l’information, grâce à la fiche de conciliation.

Concilier les traitements : une démarche proactive et rétroactive

Le guide précise que la démarche peut aussi bien être :

  • proactive : le bilan est réalisé avant la prescription, pour sécurisation.
  • rétroactive : le bilan peut avoir pour objectif de rectifier ou d’adapter une prescription déjà effectuée dans l’établissement.

Comment mettre en œuvre la conciliation des traitements médicamenteux ?

Le guide recommande plusieurs pistes :

  • organiser des rencontres avec les professionnels de ville, pour les impliquer dans la démarche, et avec les organisations représentatives (Conseil de l’Ordre, URPS, etc.) ;
  • associer les usagers et leurs représentants ;
  • définir une cible de patients concernée par le processus (à terme, après généralisation, tous les patients seront concernés) ;
  • assurer un déploiement au sein de chaque établissement, selon un calendrier qui lui est propre ;
  • organiser la formation des personnels impliqués ;
  • formaliser les outils.

Ce que le guide n’est pas

Le guide précise ce qu’il n’a pas vocation à être, afin d’éviter toute confusion dans l’esprit des professionnels de santé appelés à l’utiliser :

  • il n’est pas une revue de morbi-mortalité ;
  • il ne vise pas l’éducation thérapeutique du patient ;
  • il ne constitue pas une analyse pharmaceutique des ordonnances.

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