Risques potentiels en ophtalmologie

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Le nombre de déclarations annuelles de sinistres mettant en cause la responsabilité professionnelle des ophtalmologistes libéraux apparaît cette année encore, relativement stable. Nous avons pu constater en revanche une augmentation des litiges à l’encontre des ophtalmologistes pour des erreurs alléguées de prescription de verres, augmentation à mettre en relation avec le nombre croissant d’achat de lunettes par internet.  

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Auteur : Dr Valérie AMELINE, Ophtamologiste conseil MACSF - Le Sou Médical / MAJ : 21/09/2016

Le nombre de déclarations annuelles de sinistres mettant en cause la responsabilité professionnelle des ophtalmologistes libéraux apparaît cette année encore, relativement stable. Nous avons pu constater en revanche une augmentation des litiges à l’encontre des ophtalmologistes pour des erreurs alléguées de prescription de verres, augmentation à mettre en relation avec le nombre croissant d’achat de lunettes par internet.

La loi HAMON, pour favoriser l’achat en direct sur internet et ainsi diminuer leur coût restant à charge des patients, a certes rendu obligatoire l’indication de la mesure de l’écart pupillaire sur la prescription remise par l’ophtalmologiste. Pour autant cette mesure, aussi indispensable soit elle, n’est souvent pas suffisante pour permettre une bonne adaptation des verres des patients. Ceci est d’autant plus vrai pour les verres progressifs qui nécessitent des mesures extrêmement précises, réalisées avec la monture posée sur le visage du patient, ce dernier devant être « confortable » dans le regard au loin, la vision intermédiaire et le regard au près.

De plus, tous les patients ne portent pas leur monture de la même façon, les uns ayant un port bas de lunettes, les autres préférant remonter la monture haut située.

Le rôle de l’opticien qui pratique ces mesures et interroge aussi le patient sur ses exigences ou ses habitudes de vie est donc essentiel. Pour exemple, le patient, chauffeur de taxi, nécessitera une large plage de vision au loin, le musicien souhaitera une large zone de vision intermédiaire et le joaillier souhaitera à l’inverse avoir un grand champ de vision de près avec une vision de près à 30 cm, ce qui n’est absolument pas le cas de la personne travaillant sur écran d’ordinateur puisque la position sur l’ordinateur correspond déjà à une vision intermédiaire.

Force est aussi de constater que l’intervention en direct de l’opticien permet souvent de régler l’insatisfaction des patients avec parfois, échange gracieux de verres, ce que ne permet pas l’achat de lunettes par internet. Ces éléments rendent compte de l’augmentation des réclamations à l’encontre des praticiens pour une erreur de prescription alléguée, erreur qui en pratique, lors des expertises, est finalement rarement confirmée.


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